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Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix Mano River Women’s Peace Network
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27/10/2009 Réunion de restitution des activités du REFMAP avant et après les événements douloureux du 28 septembre 2009 en Guinée. Le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE), le Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que vingt et une autres organisations féminines ont organisé le 27 octobre 2009 une réunion de restitution des démarches qu'ils ont entreprises pour désamorçer la crise politique en Guinée, avant et après les tragiques événements du 28 septembre 2009. A cet effet, 30 délégations préfectorales de femmes sur 33 ont repondu à l'appel. Les déléguées des 23 organisations féminines ont d'abord fait le compte rendu des activités qu'elles ont menées au nom de ces femmes présentes. Elles ont ensuite demandé à ce que chaque délégation donne son avis non seulement sur leur démarche, mais aussi fasse des propositions pour la suite des démarches pour que les responsables politiques de la Guinée s'asseyent à une table de négociation pour discuter de l'avenir politique de la Guinée.
Le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE), le Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que vingt et une autres organisations féminines sont des institutions qui œuvrent depuis quelques années pour le développement et le maintien de la paix en Guinée.
Ces femmes ont constaté avec un profond regret et amertume l’escalade de violences survenues le lundi 28 Septembre 2009 à Conakry.
Cette situation est d’autant plus déplorable qu’elle était malheureusement prévisible. En effet, dès la rupture du dialogue entre le CNDD et les Forces Vives, elles ont entrepris des démarches auprès des protagonistes et de toutes les bonnes volontés afin de relancer ledit dialogue pour éviter l’affrontement qui a conduit à ce véritable bain de sang.
Ainsi, depuis début Septembre 2009, elles ont rencontré successivement :
Elles ont également pris contact avec le Groupe International de Contact local.
A tous, elles ont exprimé leurs préoccupations quant à la rupture du dialogue tant au niveau national qu’avec la Communauté Internationale et ses conséquences imprévisibles aux plans politique, économique, social et sécuritaire.
Pour elles, rien ne justifiera jamais les atrocités subies par les femmes au stade du 28 septembre à Conakry.
Ainsi, elles ont en place un comité psycho-médico-social pour assister et orienter les femmes victimes du 28 Septembre 2009 (Contact : 66 76 59 92 / 60 25 26 67 / 60 29 46 87).
Aux lendemains de ces évènements tragiques, elles ont été les premières à condamner énergiquement les tueries commises ainsi que les viols et les sévices sur les femmes en particulier à travers leurs déclarations des 29 et 30 Septembre 2009.
C’est dans cette logique que ces organisations ont dépêché une délégation de 4 membres à Abuja à la 8ème session du Groupe International de Contact sur la Guinée (GIC-G).
Après avoir effectivement pris part aux travaux en plénière, cette délégation a, en marge des travaux, eu des échanges successivement avec :
A Abidjan sur le chemin du retour, la délégation a eu une séance de travail avec la Présidente du Réseau Femmes, Paix et Sécurité de la CEDEAO.
Avec ces différents interlocuteurs, la délégation a parlé de ses efforts pour la relance du dialogue entre les guinéens et cela bien avant les évènements malheureux du 28 Septembre 2009.
Elle a fait remarquer que d’autres paramètres devraient être pris en compte dans la résolution de la crise guinéenne, notamment ceux relatifs à la présence dans l’armée « d’éléments dits incontrôlés », ainsi qu’à la problématique de l’ethnocentrisme grandissant dans le débat politique et le comportement au sein de la population guinéenne.
Le REFMAP, le REFAMP et les autres organisations féminines, convaincus que la vertu du dialogue est la seule arme en mesure d’éviter à notre pays toute dérive préjudiciable à la paix et à la sécurité des guinéens, continueront avec toutes les personnes de bonne volonté à s’investir dans cette voie.
Conakry, le 19 Octobre 2009
------------------------------------------------------------ VIOLENCES DU 28 SEPTEMBRE 2009 EN GUINEE : LES FEMMES SE MOBILISENT Le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE), le Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que vingt et une autres organisations féminines sont des institutions qui œuvrent depuis quelques années pour le maintien de la paix en Guinée. C’est ainsi que les Femmes Ministres et Parlementaires de Guinée conscientes qu’à tout âge, une personne d’expérience, peut apporter sa contribution à l’édification de la Nation, ont décidé de créer le REFAMP-GUINEE qui est un Groupe de concertation et de pression pour mieux défendre les intérêts des Femmes pour la promotion et la protection de leur droit, améliorer leurs conditions de vie en vue du maintien de la Paix et d’un Développement durable de la Guinée. Quant au REFMAP qui est une organisation sous régionale comprenant les pays du Bassin du fleuve Mano, il est composé de femmes leaders de différentes catégories déterminées à user de toutes les potentialités et capacités des femmes pour influencer le processus de paix mis en place par la CEDEAO, l’UA et les Nations Unies. Il a pour objectif d’intégrer la perspective genre dans le processus de prévention et de résolution des conflits. C’est pourquoi, depuis la crise sociale de 2007, les femmes de ces organisations ont fait appel à d’autres organisations et associations féminines pour une action commune et concertée. Ensemble elles se sont résolument engagées à jouer le rôle qui leur est dévolu pour la stabilité et l’instauration de la démocratie en Guinée. Ainsi depuis leur création, elles se sont impliquées dans la résolution de tous les conflits sociaux qui ont secoué le pays et la sous région.
C’est pourquoi, dès le constat de la rupture du dialogue entre le CNDD et les forces vives, elles ont pris leurs bâtons de pèlerin pour rencontrer successivement les différents acteurs socio-politiques, au titre desquels les confessions religieuses, les membres du CNDD et du gouvernement, les leaders politiques, les coordinations régionales, les représentations diplomatiques, les opérateurs économiques, et autres personnalités influentes pour le rétablissement du dialogue et de la paix. Malheureusement les choses se sont précipitées et est arrivée la journée fatidique du 28 Septembre. Elles ont aussitôt réagit par les déclarations du 29 et du 30 septembre 2009 pour marquer leur désapprobation de la violence qui a conduit à ce carnage et au viol collectif des femmes. Des tables rondes et séances de sensibilisation radio télévisées ont été organisées autour de ces massacres du 28 septembre en général et des viols des femmes en particulier. Elles ont également apporté leur soutien moral et financier aux victimes dans les hôpitaux et à leurs domiciles. A l’annonce de la réunion du Groupe de Contact International sur la Guinée à Abuja, elles ont constitué une délégation de 4 membres (Hadja Makalé Traoré, Hadja Saran Daraba Kaba, Hadja Mariama Aribot et Hadja Mariama Déo Baldé) pour suivre les débats parce que convaincues que seul le dialogue franc et constructif sortira le pays de cette impasse. Cette démarche, quoi que parsemée d’embûches de tous ordres reste pour les femmes la voie à suivre pour une stabilité durable en Guinée et dans la sous région. Conakry, le 14 octobre 2009 ONT SIGNE Réseau des femmes africaines Ministres et Parlementaire de Guinée(REFAMP)…....................................…… --------------------------------------------------------------------------- DECLARATION SUR LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES LE 28 SEPTEMBRE 2009 Nous, membres du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE), du Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que 21 autres organisations féminines, après avoir dans notre déclaration en date du 29 septembre 2009, constaté avec un profond regret et amertume la violence meurtrière de certains éléments des forces armées sur les populations guinéennes le lundi 28 septembre 2009 à Conakry, Venons par la présente dénoncer et fustiger les violences physiques et sexuelles subies par les femmes à cette occasion. Les femmes ont été l’objet d’un viol sauvage, inhumain et dégradant, Elles ont été bastonnées, blessées, mutilées atrocement à l’arme blanche et dénudées par lacération systématique de leurs habits. L’ensemble de ce comportement bestial de la part de certains éléments de nos forces armées le 28 septembre 2009 est de nature à nous écœurer, à nous choquer et nous révolter; Ce qui nous amène même à nous poser des questions sur la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui. Notre armée régulière et ses officiers supérieurs savent qu’en cas de conflit il existe un code d’honneur. Nous sommes d’autant plus consternées que certaines femmes parmi nous ont contribué à donner des modules de formation à nos forces armées sur les violences interdites sur les femmes et les enfants en cas de conflit armé. Nous sommes apeurées, et inquiètes pour nous mêmes, nos enfants et notre pays quand le Commandant en Chef des Forces Armées confirme l’existence d’éléments incontrôlés dans l’Armée. Les atrocités et les viols perpétrés sur les femmes le 28 septembre sont aujourd’hui aux yeux de la communauté internationale et dans le code de déontologie des conflits armés reconnu comme crime de guerre, crime contre l’humanité et puni comme tel. C’est ainsi que la Résolution 1820, du Conseil de Sécurité des Nations Unies adoptée le 19 juin 2008, établit que les violences sexuelles posent de sérieux problèmes physiques, psychologiques et de santé aux victimes et ont des conséquences sociales directes sur les communautés et la société toute entière. Elle reconnait que l’utilisation de violences sexuelles comme tactique de guerre est une question d‘atteinte à la paix et la sécurité internationale et recommande que des acteurs de telles violences sexuelles soient traduits devant les tribunaux. C’est pourquoi nous attendons qu’il soit exercé une fermeté exemplaire dans la sanction à infliger à ceux qui se sont rendus coupables d’atteinte à l’honneur de nos mères, de nos sœurs et de nos filles et exigeons justice et réparation.
ONT SIGNE Réseau des femmes africaines Ministres et Parlementaire de Guinée(REFAMP)…………………………..…… |
Discours de Hadja Tiguidanké Diakhaby Discours de Hadja Mahawa Bangoura
Déclaration sur les violences faites aux femmes le 28 septembre 2009
Violences du 28 septembre 2009 en Guinée : Les femmes se mobilisent
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Réunion de restitution des activités du REFMAP avant et après les événements douloureux du 28 septembre 2009 en Guinée.
Conakry, 28 septembre 2009
Violences faites aux femmes au stade du 28 septembres suite à la manifestation des Forces Vives de Guinée :
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HUITIEME SESSION DU GROUPE INTERNATIONAL DE CONTACT SUR LA GUINEE (GIC-G) |
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Violences faites aux femmes le 28 septembres 2009 à Conakry suite à la manifestation des Forces Vives de Guinée.
Nous, membres du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE) , du Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que plusieurs autres organisations féminines, constatons avec un profond regret et amertume l'escalade de violences survenues le lundi 28 septembre 2009 à Conakry. Cette situation est d'autant plus déplorable qu'elle était malheureusement prévisible. C'est pourquoi, dès la rupture du dialogue entre le CNDD et les Forces Vives, nous avons entrepris des démarches auprès des protagonistes et de toutes les bonnes volontés afin de relancer ledit dialogue pour éviter l'affrontement qui a conduit à ce véritable bain de sang. Ainsi, depuis le 15 Septembre 2009, nous avons pu rencontrer successivement : - Le Président du Conseil chrétien de Guinée, - Le Collège des Imams de la Grande Mosquée Fayçal ; - Le Ministre Secrétaire Permanent du CNDD, - Les Représentants des Forces Vives de la Nation, - Les Quatre Coordinations Régionales réunies, - Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, - Le Ministre de la Justice, Garde des seaux, membre du CNDD - Le Ministre de la Sécurité, 1er Vice-président du CNDD, - Le Chef d'Etat Major Général adjoint des Armées, - Les membres du Comité Civilo Militaire - El Hadj Bouna Kéïta, opérateur économique, membre du CNDD. Nous avons également pris contact avec le Groupe International de Contact local. A tous, nous avons exprimé nos préoccupations quant à la rupture du dialogue tant au niveau national qu'avec la Communauté Internationale et ses conséquences imprévisibles aux plans politique, économique, social et sécuritaire. Aujourd'hui plus qu'hier, nous croyons fermement que pour créer un climat de paix et de quiétude, l'urgence est à la reprise et au renforcement du dialogue entre les Forces Vives de la Nation d'une part et le CNDD et le Gouvernement, d'autre part. A cet effet, NOUS FEMMES, signataires de la présente DECLARATION, rappelons aux différents protagonistes leurs responsabilités collectives et individuelles pour une gestion efficiente de la situation née des violences de la journée du 28 septembre 2009. C'est pourquoi, nous en appelons à la conscience patriotique de Son Excellence Le Capitaine Moussa Daddis Camara, Président du CNDD, Chef de l'État et Commandant en Chef des Forces Armées, des membres du CNDD et du Gouvernement, des Forces Vives, et de tous les leaders d'opinion pour arrêter les violences physiques, verbales et comportementales dans notre pays pour une transition apaisée. Pour nous, rien ne justifiera jamais les atrocités subies par les populations en général, par les jeunes et les femmes en particulier au stade du 28 septembre à Conakry. Nous restons convaincues qu'à la violence et à la barbarie, il faut substituer la concertation, la retenue, la mesure et surtout le dialogue au niveau national et international, sans lequel rien de durable ne peut se construire dans un pays. Nous restons également convaincues que la République de Guinée, 82ème État membre de l'ONU, membre fondateur de l'OUA, de la CEDEAO, de l'Union du Fleuve Mano, et de bien d'autres organisations aux idéaux desquels elle a tant contribué, ne peut rester en marge de la Communauté Internationale. Nous femmes leaders, citoyennes, mères, épouses, sœurs et filles, présentons nos condoléances les plus émues au Peuple de Guinée et singulièrement aux familles qui ont perdu des êtres qui leur sont chers au cours de cette triste journée du 28 septembre 2009. Que Dieu accorde son Paradis à nos regrettés disparus. Nous témoignons, par la même occasion, notre compassion aux personnes blessées et leur souhaitons un prompt rétablissement. Que Dieu le Tout Puissant, le Clément et le très Miséricordieux accorde au Peuple de Guinée Sa paix et Sa Grâce. Amen !
Conakry, le 29 septembre 2009 Ont signé :
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Le Réseau Lance un Projet d’Action Préventive en Guinée
Lors d’un atelier tenu du 20 au 22 novembre 2004, l’antenne guinéenne du REFMAP a lancé un projet d’action préventive, ou « PAP », qui vise à prévenir les conflits à l’intérieur du pays ainsi que les conflits avec les pays voisins du Fleuve Mano. |
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