Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix

Mano River Women’s Peace Network

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Le REFPMAP est récipiendaire du prix des
Droits de l'Homme des Nations Unies 2003

27/10/2009

Réunion de restitution des activités du REFMAP avant et après les événements douloureux du 28 septembre 2009 en Guinée.

Le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE), le Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que vingt et une autres organisations féminines ont organisé le 27 octobre 2009 une réunion de restitution des démarches qu'ils ont entreprises pour désamorçer la crise politique en Guinée, avant et après les tragiques événements du 28 septembre 2009.

A cet effet, 30 délégations préfectorales de femmes sur 33 ont repondu à l'appel.

Les déléguées des 23 organisations féminines ont d'abord fait le compte rendu des activités qu'elles ont menées au nom de ces femmes présentes. Elles ont ensuite demandé à ce que chaque délégation donne son avis non seulement sur leur démarche, mais aussi fasse des propositions pour la suite des démarches pour que les responsables politiques de la Guinée s'asseyent à une table de négociation pour discuter de l'avenir politique de la Guinée.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE), le Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que vingt et une autres organisations féminines sont des institutions qui œuvrent depuis quelques années pour le développement et le maintien de la paix en Guinée.

 

Ces femmes ont constaté avec un profond regret et amertume l’escalade de violences survenues le lundi 28 Septembre 2009 à Conakry.

 

Cette situation est d’autant plus déplorable qu’elle était malheureusement prévisible. En effet, dès la rupture du dialogue entre le CNDD et les Forces Vives, elles ont entrepris des démarches auprès des protagonistes et de toutes les bonnes volontés afin de relancer ledit dialogue pour éviter l’affrontement qui a conduit à ce véritable bain de sang.

 

Ainsi, depuis début Septembre 2009, elles ont rencontré successivement :

  • Le  Président du Conseil chrétien de Guinée,
  • Le Collège des Imams de la Grande Mosquée Fayçal ;
  • Le Ministre Secrétaire Permanent du CNDD,
  • Les Représentants des Forces Vives de la Nation,
  • Les Quatre Coordinations Régionales réunies,
  • Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,
  • Le Ministre de la Justice, Garde des seaux, membre du CNDD
  • Le Ministre de la Sécurité, 1er Vice-président du CNDD,
  • Le Chef d’Etat Major Général adjoint des Armées,
  • Les membres du Comité Civilo Militaire
  • Des opérateurs économiques.

Elles ont également pris contact avec le Groupe International de Contact local.

 

A tous, elles ont exprimé leurs préoccupations quant à la rupture du dialogue tant au niveau national qu’avec la Communauté Internationale et ses conséquences imprévisibles aux plans politique, économique, social et sécuritaire. 

 

Pour elles, rien ne justifiera jamais les atrocités subies par les femmes au stade du 28 septembre à Conakry.

 

Ainsi, elles ont en place un comité psycho-médico-social pour assister et orienter les femmes victimes du 28 Septembre 2009 (Contact : 66 76 59 92 / 60 25 26 67 / 60 29 46 87).

 

Aux lendemains de ces évènements tragiques, elles ont été les premières à condamner énergiquement les tueries commises ainsi que les viols et les sévices sur les femmes en particulier à travers leurs déclarations des 29 et 30 Septembre 2009.

 

C’est dans cette logique que ces organisations ont dépêché une délégation de 4 membres à Abuja à la 8ème session du Groupe International de Contact sur la Guinée (GIC-G).

 

Après avoir effectivement pris part aux travaux en plénière, cette délégation a, en marge des travaux, eu des échanges successivement avec :

  • les Représentants du Groupe International  de Contact ;
  • la Commission Paix et Sécurité de la CEDEAO ;
  • la Commission Paix et Sécurité du Parlement de la CEDEAO ;
  • le Secrétariat Général du Parlement de la CEDEAO  et
  • les leaders de Partis politiques et de la Société Civile de Guinée.

 

A Abidjan sur le chemin du retour, la délégation a eu une séance de travail avec la Présidente du Réseau Femmes, Paix et Sécurité de la CEDEAO.

 

Avec ces différents interlocuteurs, la délégation a parlé de ses efforts pour la relance du dialogue entre les guinéens et cela bien avant les évènements malheureux du 28 Septembre 2009.

 

Elle a fait remarquer que d’autres paramètres devraient être pris en compte dans la résolution de la crise guinéenne, notamment ceux relatifs à la présence dans l’armée « d’éléments dits incontrôlés », ainsi qu’à la problématique de l’ethnocentrisme grandissant dans le débat politique et le comportement au sein de la population guinéenne.

 

Le REFMAP, le REFAMP et les autres organisations féminines, convaincus que la vertu du dialogue est la seule arme en mesure d’éviter à notre pays toute dérive préjudiciable à la paix et à la sécurité des guinéens, continueront avec toutes les personnes de bonne volonté à s’investir dans cette voie.

 

 

Conakry, le 19 Octobre 2009

 

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VIOLENCES DU 28 SEPTEMBRE 2009 EN GUINEE : LES FEMMES SE MOBILISENT

Le Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE), le Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que vingt et une autres organisations féminines sont des institutions qui œuvrent depuis quelques années pour le maintien de la paix en Guinée.
En effet, suite à la Conférence Internationale sur la population et le Développement tenue au Caire en 1994, l’UNFPA a recommandé que dans chaque Etat Africain il soit créé une Organisation non Gouvernementale comprenant les parlementaires et les Ministres afin de dynamiser leurs actions pour la promotion de la Femme.

C’est ainsi que les Femmes Ministres et Parlementaires de Guinée conscientes qu’à tout âge, une personne d’expérience, peut apporter sa contribution à l’édification de la Nation, ont décidé de créer le REFAMP-GUINEE qui est un Groupe de concertation et de pression pour mieux défendre les intérêts des Femmes pour la promotion et la protection de leur droit, améliorer leurs conditions de vie en vue du maintien de la Paix et d’un Développement durable de la Guinée.

Quant au REFMAP qui est une organisation sous régionale comprenant les pays du Bassin du fleuve Mano, il est composé de femmes leaders de différentes catégories déterminées à user de toutes les potentialités et capacités des femmes pour influencer le processus de paix mis en place par la CEDEAO, l’UA et les Nations Unies. Il a pour objectif d’intégrer la perspective genre dans le processus de prévention et de résolution des conflits.

C’est pourquoi, depuis la crise sociale de 2007, les femmes de ces organisations ont fait appel à d’autres organisations et associations féminines pour une action commune et concertée. Ensemble elles se sont résolument engagées à jouer le rôle qui leur est dévolu pour la stabilité et l’instauration de la démocratie en Guinée.

Ainsi depuis leur création, elles se sont impliquées dans la résolution de tous les conflits sociaux qui ont secoué le pays et la sous région.
Au nombre des actions qu’elles ont menées, on peut citer entre autres :

  • Les séries de sensibilisation des différentes catégories de la société pour la stabilité de la Guinée ;
  • L’appel pour la consolidation de l’unité nationale et la préservation de la paix en décembre 2007 ;
  • La déclaration de janvier 2009 en vue d’une transition apaisée et une participation effective des femmes à ce processus ;

C’est pourquoi, dès le constat de la rupture du dialogue entre le CNDD et les forces vives, elles ont pris leurs bâtons de pèlerin pour rencontrer successivement les différents acteurs socio-politiques, au titre desquels les confessions religieuses, les membres du CNDD et du gouvernement, les leaders politiques, les coordinations régionales, les représentations diplomatiques, les opérateurs économiques, et autres personnalités influentes pour le rétablissement du dialogue et de la paix.

Malheureusement les choses se sont précipitées et est arrivée la journée fatidique du 28 Septembre. Elles ont aussitôt réagit par les  déclarations du 29 et du 30 septembre 2009 pour marquer leur désapprobation de la violence qui a conduit à ce carnage et au viol collectif des femmes.

Des tables rondes et séances de sensibilisation radio télévisées ont été organisées autour de ces massacres du 28 septembre en général et des viols des femmes en particulier.

Elles ont également apporté leur soutien moral et financier aux victimes dans les hôpitaux et à leurs domiciles.

A l’annonce de la réunion du Groupe de Contact International sur la Guinée à Abuja, elles ont constitué une délégation de 4 membres (Hadja Makalé Traoré, Hadja Saran Daraba Kaba, Hadja Mariama Aribot et Hadja Mariama Déo Baldé) pour suivre les débats parce que convaincues que seul le dialogue franc et constructif sortira le pays de cette impasse.

Cette démarche, quoi que parsemée d’embûches de tous ordres reste pour les femmes la voie à suivre pour une stabilité durable en Guinée et dans la sous région.

Conakry, le 14 octobre 2009

ONT SIGNE

Réseau des femmes africaines Ministres et Parlementaire de Guinée(REFAMP)…....................................……
Réseau des Femmes de Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP)………………………………………………..
Femmes Droit et Développement en Afrique (WILDAF-FADAAF) …………………………….……….……
CLUB DES FEMMES D’ACTION ……………………………………..………..……………………..…
Association Guinéenne des femmes leaders  (AGUIFEL)………………………………………………...……
Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC) ….…………………………………
Coordination des ONG Féminines de Guinée (COFEG)…………………………………………………..……
Association pour le rayonnement de l’Islam en Guinée (AFRIG)………………………………………………
Cellule de Coordination sur les Pratiques traditionnelles affectant les femmes et des Enfants (CPTAFE) ………
Réseau National des Communicateurs traditionnels (RENACOT)………….………………………………….
Fédération Guinéenne des réseaux de Femmes pour la Paix et le Développement (FEGUIREF-PD)……….…
Initiative des jeunes Africaines pour le Laedership (IJAL)…………………………………………….….…....
Coallition Nationale de Guinée pour les Droits et la Citoyenneté des Femmes (CONAG-DCF)……..…….……
Association des Sages femmes de Guinée (ASPEGUI)……..……………………………………………….…
Association  Pour le soutien au Developpement des Activités de Population (ASDAP)……………….…….......
Association des Femmes Leaders pour la Parité en Guinée (AFELPAG)…………………………………….….
Renaissance Africaine Pour la Femme de l’Afrique de l’Ouest (RAFAO)………………………………………
Association des Femmes Entrepreneurs de Guinée (AFEG)………………………………………………….…
Association des Femmes Pour la Lutte contre les Maladies sexuellement transmissibles (ASFEGMASSI)………
Groupement des Femmes d’Affaires de Guinée (GFAG)……………………………………….………………
Wemen of Africa (WAFRICA)………………………………………………………………….……………
Appui aux Femmes du Secteur Informel (AFESI)……………………………………………………………
Association des Femmes Juristes de Guinée (AFJG)…………………………………..………………………

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DECLARATION SUR LES VIOLENCES FAITES AUX FEMMES LE 28 SEPTEMBRE 2009

Nous, membres du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE), du Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que 21 autres organisations féminines, après avoir dans notre déclaration en date du 29 septembre 2009, constaté avec un profond regret et amertume la violence meurtrière de certains éléments des forces armées  sur les populations guinéennes le lundi 28 septembre 2009 à Conakry,

Venons par la présente dénoncer et fustiger les violences physiques et sexuelles subies par les femmes à cette occasion. Les femmes ont été l’objet d’un viol sauvage, inhumain et dégradant, Elles ont été bastonnées, blessées, mutilées atrocement à l’arme blanche et dénudées par lacération systématique de leurs habits. L’ensemble de ce comportement bestial de la part de certains éléments de  nos forces armées le 28 septembre 2009 est de nature à nous écœurer, à nous choquer et nous révolter; Ce qui nous amène même à nous poser des questions sur la société dans laquelle nous vivons aujourd’hui.

Notre armée régulière et ses officiers supérieurs savent qu’en cas de conflit il existe un code d’honneur. Nous sommes d’autant plus consternées  que certaines femmes parmi nous ont contribué à donner des modules de formation à nos forces armées sur les violences interdites sur les femmes et les enfants en cas de conflit armé.

Nous sommes apeurées, et inquiètes pour nous mêmes, nos enfants et notre pays quand le Commandant en Chef des Forces Armées confirme l’existence d’éléments incontrôlés dans l’Armée.

Les atrocités et les viols perpétrés sur les femmes le 28 septembre sont aujourd’hui aux yeux de la communauté internationale et dans le code de déontologie des conflits armés reconnu comme crime de guerre, crime contre l’humanité et puni comme tel.

C’est ainsi que la Résolution 1820, du Conseil de Sécurité des Nations Unies adoptée le 19 juin 2008, établit que les violences sexuelles posent de sérieux problèmes physiques, psychologiques et de santé aux victimes et ont des conséquences sociales directes sur les communautés et la société toute entière.

Elle reconnait que l’utilisation de violences sexuelles comme tactique de guerre est une question d‘atteinte à la paix et la sécurité internationale et recommande que des acteurs de telles violences sexuelles soient traduits devant les tribunaux.

C’est pourquoi nous attendons qu’il soit exercé une fermeté exemplaire dans la sanction à infliger à ceux qui se sont rendus coupables d’atteinte à l’honneur de nos mères, de nos sœurs et de nos filles et exigeons justice et réparation.


Conakry, le 30 septembre 2009

ONT SIGNE

Réseau des femmes africaines Ministres et Parlementaire de Guinée(REFAMP)…………………………..……
Réseau des Femmes de Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP)………………………………………………..
Femmes Droit et Développement en Afrique (WILDAF-FADAAF) …………………………….……….……
CLUB DES FEMMES D’ACTION ……………………………………..………..……………………..….
Association Guinéenne des femmes leaders  (AGUIFEL)………………………………………………...……
Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC) ….…………………………………
Coordination des ONG Féminines de Guinée (COFEG)…………………………………………………..…
Association pour le rayonnement de l’Islam en Guinée (AFRIG)………………………………………………
Cellule de Coordination sur les Pratiques traditionnelles affectant les femmes et des Enfants (CPTAFE) ………
Réseau National des Communicateurs traditionnels (RENACOT)………….…………………………………..
Fédération Guinéenne des réseaux de Femmes pour la Paix et le Développement (FEGUIREF-PD)……….…..
Initiative des jeunes Africaines pour le Laedership (IJAL)…………………………………………….….…
Coallition Nationale de Guinée pour les Droits et la Citoyenneté des Femmes (CONAG-DCF)……..…….……
Association des Sages femmes de Guinée (ASPEGUI)……..……………………………………………….…
Association  Pour le soutien au Developpement des Activités de Population (ASDAP)……………….……..….
Association des Femmes Leaders pour la Parité en Guinée (AFELPAG)…………………………………….….
Renaissance Africaine Pour la Femme de l’Afrique de l’Ouest (RAFAO)………………………………………
Association des Femmes Entrepreneurs de Guinée (AFEG)………………………………………………….…
Association des Femmes Pour la Lutte contre les Maladies sexuellement transmissibles (ASFEGMASSI)………
Groupement des Femmes d’Affaires de Guinée (GFAG)……………………………………….………………
Wemen of Africa (WAFRICA)………………………………………………………………….……………
Appui aux Femmes du Secteur Informel (AFESI)……………………………………………………………
Association des Femmes Juristes de Guinée (AFJG)…………………………………..………………………


Participation du REFMAP à un atelier régional de réseautage des ONG, organisé par International Alert à Monrovia au Libéria
.

 

Les Images de la Réunion

 

Discours de Hadja Tiguidanké Diakhaby

Discours de Hadja Mahawa Bangoura

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

Déclaration sur les violences faites aux femmes le 28 septembre 2009

 

Violences du 28 septembre 2009 en Guinée : Les femmes se mobilisent

 


Participation du REFMAP à un atelier régional de réseautage des ONG, organisé par International Alert à Monrovia au Libéria.

 

Réunion de restitution des activités du REFMAP avant et après les événements douloureux du 28 septembre 2009 en Guinée.

 

 

 

Conakry, 28 septembre 2009

 

Violences faites aux femmes au stade du 28 septembres suite à la manifestation des Forces Vives de Guinée :

 

Déclaration des Femmes Leaders de Guinée.

 
 

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HUITIEME SESSION DU GROUPE INTERNATIONAL DE CONTACT SUR LA GUINEE (GIC-G)

Abuja le 12 octobre 2009

COMMUNIQUE FINAL

1. La huitième session du Groupe international de contact sur la Guinée (GIC-G) s’est tenue le lundi 12 octobre 2009, au siège de la Commission de la CEDEAO à Abuja, en République Fédérale du Nigéria.

2. Le Groupe condamne fermement les actes délibérés de brutalité, de viol de femmes et de massacre perpétrés par des troupes armées placées sous l’autorité du CNDD, à l’encontre de civils non-armés, lors d’une manifestation pacifique des Forces Vives, le 28 septembre 2009.

3. Le Groupe invite instamment les autorités de fait en Guinée à :
- libérer toutes les personnes détenues arbitrairement, en particulier celles détenues en relation avec les événements du 28 septembre 2009 ;
- rendre les corps de victimes à leurs familles ;
- permettre à toutes les personnes admises dans les hôpitaux ou se trouvant ailleurs, particulièrement les femmes victimes de viols, de recevoir librement des soins médicaux à la charge de l’Etat ;
- lever toutes les entraves à la liberté d’expression, de circulation et de manifestation,
- interdire le port des armes de guerre par tout militaire en dehors des casernes ne se trouvant pas en service commandé.

4. Le Groupe invite instamment le Secrétaire Général des Nations Unies, en liaison avec la CEDEAO et l’Union Africaine et avec le soutien du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme, à faciliter la mise en place d’une Commission Internationale d’Enquête pour faire toute la lumière sur les graves violations des droits de l’Homme, du 28 septembre 2009, notamment le massacre de civils non-armés et le viol de femmes, de situer les responsabilités, de déférer les auteurs desdits actes devant les juridictions guinéennes compétentes ou la Cour Pénale Internationale, afin de mettre fin à l’impunité. Le Groupe incite tous les partenaires à préparer sans attendre les mécanismes appropriés de sanctions individuelles et ciblées en vue de les appliquer aux responsables identifiés.

5. Le Groupe invite la CEDEAO à constituer, avec l’aide de ses partenaires une mission internationale d’observation et de protection, composée de personnels civil et militaire, qui devra protéger les membres de la Commission d’enquête et les témoins contre les actes d’intimidation et contribuer à l’instauration d’un climat de sécurité pour la population guinéenne.

6. Le Groupe exprime sa grave préoccupation face aux informations concernant le trafic et la circulation illicite des armes en Guinée, demande à la CEDEAO de mettre en œuvre les dispositions pertinentes de la Convention sur les ALPC et recommande à la Communauté internationale l’imposition d’un embargo total sur les armes à destination de la Guinée.

7. Le Groupe rappelle aux autorités guinéennes leur obligation de protection des populations civiles nationales, y compris les responsables politiques, syndicaux et de la société civile ; cette obligation de protection s’étend aux ressortissants étrangers vivant sur le territoire guinéen y compris les membres du Corps diplomatique et consulaire, qui sont leurs hôtes. Il les enjoint à prendre toutes les dispositions nécessaires pour assurer cette protection, conformément aux engagements auxquels elles ont librement souscrits.

8. Le Groupe en appelle au Président du CNDD afin qu’il formalise, avant le 17 Octobre 2009, date limite fixée par la 204ème réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine, l’engagement pris, que ni lui-même, ni les autres membres du CNDD, ni le Premier Ministre, ne se présenteront à l’élection présidentielle ; à défaut il appelle l’Union Africaine, les organisations régionales et internationales concernées a en tirer les conséquences et qu’elles prennent les mesures appropriées.

9. Le Groupe apporte son soutien total au Président du Burkina Faso, Son Excellence Blaise Compaoré, dans sa mission de médiation demandée par le Président en exercice de la CEDEAO à la suite de la requête du Président de la Commission de l’Union Africaine au nom du GIC-G, conformément aux recommandations de sa 7ème réunion tenue le 22 septembre 2009 à New York.

10. Dans cette perspective, le Groupe apporte son soutien total pour une solution politique visant à mettre en place, si possible par le dialogue, sur base du retrait du CNDD, de nouvelles autorités de transition et à favoriser une transition apaisée de courte durée au terme de laquelle seront organisées des élections crédibles et transparentes. Ces nouvelles autorités de transition devront faire preuve de neutralité tout au long du processus électoral.

11. Le Groupe remercie le Président de la République Fédérale du Nigéria, Président en exercice de la CEDEAO, son Gouvernement et le Peuple du Nigéria, de même que le Président de la Commission de la CEDEAO et ses collaborateurs, pour l’accueil fraternel et l’hospitalité qui leur ont été réservés pendant toute la durée de leur séjour.

12. La date et le lieu de la prochaine réunion du Groupe seront fixés à l’issue de consultations entre les co-présidents.


Fait à Abuja le 12 octobre 2009

 

 

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Violences faites aux femmes le 28 septembres 2009 à Conakry suite à la manifestation des Forces Vives de Guinée.


Déclaration des femmes leaders de Guinée

Nous, membres du Réseau des Femmes Africaines Ministres et Parlementaires de Guinée (REFAMP-GUINEE) , du Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP) ainsi que plusieurs autres organisations féminines, constatons avec un profond regret et amertume l'escalade de violences survenues le lundi 28 septembre 2009 à Conakry.

Cette situation est d'autant plus déplorable qu'elle était malheureusement prévisible. C'est pourquoi, dès la rupture du dialogue entre le CNDD et les Forces Vives, nous avons entrepris des démarches auprès des protagonistes et de toutes les bonnes volontés afin de relancer ledit dialogue pour éviter l'affrontement qui a conduit à ce véritable bain de sang.

Ainsi, depuis le 15 Septembre 2009, nous avons pu rencontrer successivement :

-         Le  Président du Conseil chrétien de Guinée,

-         Le Collège des Imams de la Grande Mosquée Fayçal ;

-         Le Ministre Secrétaire Permanent du CNDD,

-         Les Représentants des Forces Vives de la Nation,

-         Les Quatre Coordinations Régionales réunies,

-         Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement,

-         Le Ministre de la Justice, Garde des seaux, membre du CNDD

-         Le Ministre de la Sécurité, 1er Vice-président du CNDD,

-         Le Chef d'Etat Major Général adjoint des Armées,

-         Les membres du Comité Civilo Militaire

-         El Hadj Bouna Kéïta, opérateur économique,  membre du CNDD.

Nous avons également pris contact avec le Groupe International de Contact local.

A tous, nous avons exprimé nos préoccupations quant à la rupture du dialogue tant au niveau national qu'avec la Communauté Internationale et ses conséquences imprévisibles aux plans politique, économique, social et sécuritaire.  

Aujourd'hui plus qu'hier, nous croyons fermement que pour créer un climat de paix et de quiétude, l'urgence est à la reprise et au renforcement du dialogue entre les Forces Vives de la Nation d'une part et le CNDD et le Gouvernement, d'autre part. 

A cet effet, NOUS FEMMES, signataires de la présente DECLARATION,  rappelons aux différents protagonistes leurs responsabilités collectives et individuelles pour une gestion efficiente de la situation née des violences de la journée du 28 septembre 2009.

C'est pourquoi, nous en appelons à la conscience patriotique de Son Excellence Le Capitaine Moussa Daddis Camara, Président du CNDD, Chef de l'État et Commandant en Chef des Forces Armées, des membres du CNDD et du Gouvernement, des Forces Vives, et de tous les leaders d'opinion pour arrêter les violences physiques, verbales et comportementales dans notre pays pour une transition apaisée.

Pour nous, rien ne justifiera jamais les atrocités subies par les populations en général, par les jeunes et les femmes en particulier au stade du 28 septembre à Conakry.

Nous restons convaincues qu'à la violence et à la barbarie, il faut substituer la concertation, la retenue, la mesure et surtout  le dialogue au niveau national et international, sans lequel rien de durable ne peut se construire dans un pays. 

Nous restons également convaincues que la République de Guinée, 82ème État membre de l'ONU, membre fondateur de l'OUA, de la CEDEAO, de l'Union du Fleuve Mano, et de bien d'autres organisations aux idéaux desquels elle a tant contribué, ne peut rester en marge de la Communauté Internationale.

Nous femmes leaders, citoyennes, mères, épouses, sœurs et filles, présentons nos  condoléances les plus émues au Peuple de Guinée et singulièrement aux familles qui ont perdu des êtres qui leur sont chers au cours de cette triste journée du 28 septembre 2009.

Que Dieu  accorde son Paradis à nos regrettés disparus.

Nous témoignons, par la même occasion, notre compassion aux personnes blessées et leur souhaitons un prompt rétablissement.

Que Dieu le Tout Puissant, le Clément et le très Miséricordieux  accorde au Peuple de Guinée Sa paix et Sa Grâce.    Amen !

 

                                                               Conakry, le 29 septembre 2009

 Ont signé :

  • Réseau des femmes africaines Ministres et Parlementaire de Guinée (REFAMP)……
  • Réseau des Femmes de Fleuve Mano pour la Paix (REFMAP)………
  • Femmes Droit et Développement en Afrique (WILDAF-FADAAF) ……
  • Club des Femmes d'action …
  • Association Guinéenne des femmes leaders  (AGUIFEL)…
  • Association des Professionnelles Africaines de la Communication (APAC) …
  • Coordination des ONG Féminines de Guinée (COFEG)
  • Association pour le rayonnement de l'Islam en Guinée (AFRIG)
  • Cellule de Coordination sur les Pratiques traditionnelles affectant les femmes et des Enfants (CPTAFE) …
  • Réseau National des Communicateurs traditionnels (RENACOT)…
  • Fédération Guinéenne des réseaux de Femmes pour la Paix et le Développement (FEGUIREF-PD)…
  • Initiative des jeunes Africaines pour le Leadership (IJAL)
  • Coalition Nationale de Guinée pour les Droits et la Citoyenneté des Femmes (CONAG-DCF)…
  • Association des Sages femmes de Guinée (ASPEGUI)…
  • Association  Pour le soutien au Développement des Activités de Population (ASDAP)…
  • Association des Femmes Leaders pour la Parité en Guinée (AFELPAG)…
  • Renaissance Africaine Pour la Femme de l'Afrique de l'Ouest (RAFAO)…
  • Association des Femmes Entrepreneurs de Guinée (AFEG)…
  • Association des Femmes Pour la Lutte contre les Maladies sexuellement transmissibles (ASFEGMASSI)…
  • Groupement des Femmes d'Affaires de Guinée (GFAG)…
  • Wemen of Africa (WAFRICA)…
  • Appui aux Femmes du Secteur Informel (AFESI)…
  • Association des Femmes Juristes de Guinée (AFJG)…
 

 

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Le Réseau Lance un Projet d’Action Préventive en Guinée

 

Lors d’un atelier tenu du 20 au 22 novembre 2004, l’antenne guinéenne du REFMAP a lancé un projet d’action préventive, ou « PAP », qui vise à prévenir les conflits à l’intérieur du pays ainsi que les conflits avec les pays voisins du Fleuve Mano.

Ce projet intervient à un moment où les pays de la Mano se retrouvent avec la crise ivoirienne, après 15 ans de guerre civile au Libéria et en Sierra Léone, une situation qui augmente les risques de déstabilisation de la Guinée, selon Hadja Saran Daraba KABA, la présidente fondatrice.

Mme Kaba a animé l’atelier de lancement, tenu pour les membres des antennes préfectorales, qui, à leur tour, sont responsables de l’organisation des ateliers régionaux pour mettre en place un Réseau de communicateurs traditionnels qui couvrira toute la Guinée. Ces derniers vont faire véhiculer les messages de paix et comment y parvenir, mais également vont sensibiliser leurs communautés sur l’éducation, la santé, la culture, ainsi de suite.

Le secrétariat général des Nations Unies a donné son accord pour le financement de ce projet pour une durée d’un an. En dehors les travaux des communicateurs traditionnels, le projet inclura des campagnes de sensibilisations dans les écoles et les communautés, la publication d’affiches et autres matériaux de publicité et de sensibilisation, et plein d’autres activités.

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