Réseau des Femmes du Fleuve Mano pour la Paix

Mano River Women’s Peace Network

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Le REFPMAP est récipiendaire du prix des
Droits de l'Homme des Nations Unies 2003

Leçons de la conférence
Le REFMAP organise un atelier sur les femmes, la paix et le conflit

April Thompson

Depuis sa création en 2000, le REFMAP a participé à plus de 20 conférences et sommets internationaux sur la paix et d’autres thèmes humanitaires. Souvent, le Réseau était le seul participant de la région de Fleuve Mano. Un atelier a été organisé les 11 et 12 mai 2004 au Palais du Peuple à Conakry. Cet atelier avait pour objectif de partager les leçons et les bilans des conférences auxquelles des membres du REFMAP ont assisté, et ouvrir un débat sur des questions telles que le rôle des femmes et les défis à relever dans la résolution des conflits et la stabilité dans la sous-région.

Il y a eu plus de 60 participants, comprenant des représentants des jeunes de la CEDEAO ; de l’Eglise Anglicane de Guinée et de la Grande Mosquée de Conakry ; les agences des Nations Unies telles que l’UNICEF, l’UNHCR, et l’UNESCO ; les ONG internationales telle que l’IRC, l’un des bailleurs de fonds les plus importants du REFMAP; les Ministères des Transports et de la Justice ; des groupes de la société civile ; des femmes d’affaires ; des sages femmes ; et des membres du Réseau.

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___Membres du REFMAP de la Sierra Léone et du Libéria
_
_avec un répresentant de l'ONG Femmes Africa Solidarité


L'antenne guinéenne du Réseau était très heureuse de recevoir les membres fondateurs de la Sierra Leone et du Liberia à la cérémonie d’ouverture, notamment Mme. Nana Pratt, le point focal pour la Sierra Leone; Elizabeth Sele Mulbah, le point focal pour le REFMAP au Liberia; Marie Louise Baricako de l’ONG Femmes Africa Solidarité; et Mabel Cox, un des membres les plus influents et fidèles du REFMAP en Sierra Leone.

« Nous vous remercions d’avoir bien gardé nos frères et sœurs pendant la guerre. Nous sommes de la même famille, des frères et des sœurs en paix, pas en guerre, » a dit Elizabeth Sele Mulbah, la chef de la délégation.

Des membres des antennes préfectorales de la Guinée étaient également là pour présenter leurs activités sur le terrain, partager leurs expériences et développer des propositions pour leurs activités futures.

La diversité des présentations des experts variaient sur ces thèmes, entre autres: l’importance de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qui renforce le rôle des femmes dans la résolution des conflits, et « Les femmes, le SIDA, et les conflits. » Cette dernière question jusqu’à présent n’a pas été traitée par une enquête compréhensive, bien que le lien entre le conflit et la propagation du SIDA a été bien établi.

Ces présentations étaient suivies par des débats vivants et des séances intensives de travaux de groupes, pendant lesquelles des suggestions concrètes ont été faites pour le Réseau dans ses planifications futures.

En clôturant l’atelier, Prof. Djibril Tamsir Niane, un historien et juriste pour le programme de la Culture de Paix de l’UNESCO, a dit « J’ai suivi l’organisation dans ses activités, les actions spontanées et naturelles des femmes de la sous-région. Ces femmes se lèvent exprès pour la paix. On se plaint du traitement de la femme tout le temps. Elle est traitée comme l’objet, comme l’esclave. Mais il faut aussi voir le sens dans la culture. Dans notre tradition, qui a plus de respect que la mère ? C’est une des planches fondamentales de la société Africaine. »

« Alors continuez de réveiller les sentiments de vos mères et vos sœurs, mais faites vite, faites vite. La paix peut masquer la guerre, qui se prépare petit à petit. » µ

 

Reflections sur la paix

Des participants de l’atelier ont partagé leurs idées sur la maintien de la paix…

La paix commence à la maison avec le bon voisinage. Même si on ne parle pas la même langue, si on n’est pas de la même ethnie ou de la même religion, on doit s’accepter. Quand les enfants appartenant à différents groupes ne peuvent partager les uns avec les autres, c’est une situation dangereuse.
-- Fanta Keita, Section de Protection, l’UNHCR

La paix est la tranquillité. On doit savoir s’aimer pour avoir la paix. S’il y a un conflit, nous appelons les personnes âgées et les autorités pour faire l’arbitrage. A Forécariah, on a sérieusement vécu la guerre. Nous les femmes nous nous sommes toutes levées quand les attaques ont eu lieu et nous avons même pris la tenue militaire et aidé à sécuriser notre ville.
-- Ai Bobo Dramé, membre du Bureau Fédéral des Femmes

La paix, c’est la liberté morale, matérielle, et spirituelle. Or, on peut être libre mais ne pas
être en paix. Pour instaurer la paix, il faut une culture d’esprit à travers les sensibilisations et le dialogue. Sans la paix, on ne peut rien faire.
-- Fanta Condé, Présidente de Groupe Lawassa

La paix est le partage des idées, l’acceptation de l’égalité entre les hommes, le respect des droits des uns des autres. Mon rôle est de maintenir la paix et chercher à faire comprendre le danger de la guerre. Dans le cas où l’une des parties ne comprendrait pas, on impose la paix.
-- Lt. Baba Aziz Kourouma, La Direction des Opérations et Instruction


La paix est l’unité, l’entente, l’égalité, et l’amour. La paix aussi exige du travail. C’est rendre service aux autres et lutter contre l’injustice. Là où ça ne va pas, je cherche à réconcilier les gens.
-- Delphine Guilavogui, Présidente d’ONG Fawé pour la scolarisation des filles, et membre de l’antenne du REFMAP de Macenta

La paix a beaucoup de sens. Ma contribution pour la paix est la prière et la bénédiction. Je vais partager ce que j’ai appris dans cet atelier dans la mosquée.
-- Hadja Soumah Yary, Deuxième Secrétaire de la Grande Mosquée de Conakry


Un groupe de travail se penche
sur des questions de l'ordre de jour

 
   
   

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