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Le REFPMAP est récipiendaire du prix
des
Droits de l'Homme des Nations Unies 2003
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LA SOCIETE MAO MAO
Cétait
un grand plaisir de représenter le Réseau dans un séminaire
sur « jeunes en transformant les conflits » à Freetown,
Sierra Leone le 18 - 29 avril 2004, assisté de plus de 45 jeunes
Africains. Le séminaire était la suite dun cours
par Internet organisé par lUnion du Réseau des Jeunes
oeuvrant pour la Paix. Nous avons eu lopportunité déchanger
des expériences et dapprendre de nouvelles compétences
dans la transformation des conflits que nous comptons utiliser au sein
de nos organisations et de nos communautés.
Une partie du séminaire comportait des visites sur le terrain,
des lieux importants comme les centres de développement communautaire
pour mieux apprendre de nos jeunes camarades léonais.
Un autre endroit était le centre de développement communautaire
« Firestone ». Ce centre était autrefois une cachette
pour les criminels notoires, mais aujourdhui il vante dune
transformation remarquable et symbolise lespoir pour la jeunesse
de non seulement Sierra Léone, mais aussi de toute lAfrique.
Un jeune membre de la communauté et de la société
« Mao Mao » nous a raconté son histoire:
« Je suis né ici il y a 30 ans. Mon grand-père était
lun des plus grands voleurs de ce pays. Il sest marié
avec ma grand-mère, la fille dun autre voleur, et ils ont
eu des enfants. Mon père a grandi dans cette communauté
et est devenu lun des criminels notoires. A ce temps-là,
tout le monde dans les criminalités. Leurs enfants ont suivi
les mêmes pas que leurs parents; seule la mort était la
retraite finale de ce jeux. Moi aussi, jai grandi dans cette communauté
comme un criminel. Nous sortions la nuit pour nos opérations
et nous reposions la journée, en fumant marijuana et buvant de
lalcool. Mais je remercie Dieu parce que aujourdhui je suis
un citoyen changé et responsable.
Après la guerre, nous les jeunes, tout en fumant marijuana dans
notre ghetto, avons commencés à discuter de nos problèmes.
Je ne peux pas tellement expliquer comment Dieu nous a inculqué
cette pensée positive, mais à partir de ce jour nous avons
décidé à changer notre comportement au sein de
la communauté.
Nous avons commencé à planifier et mobiliser des ressources
parmi nous. Nous avons trouvé un enseignant et avons transformé
notre case de ghetto en une école. Le professeur, un jeune aussi,
a enseigné à nos enfants gratuitement. Nous avons commencé
des projets de développement communautaire, en apprenant la saponification,
la menuiserie, etc. Cela na pas été facile de changer
la communauté, mais aujourdhui notre école a plus
de cent élèves non seulement de notre communauté
mais aussi des communautés alentour, bien quau début
les gens de lextérieur avaient peur de envoyer leurs enfants
à notre école.
Actuellement je lave et repasse les habilles pour des clients. Je vis
et je soutiens ma petite famille avec ce travail. Ma femme fabrique
et vend du savon. Nous avons trois enfants. Le plus grand a sept ans
et il va à lécole. »
Jai été choqué quand on nous a montré
un petit bâtiment qui était leur lieu de rencontre, «
la Maison de la Société Mao Mao ». Seuls leurs membres,
qui commémorent chaque fin dannée ici, pouvaient
entrer dans cette maison.
Cet endroit ma rappelé mes jours à lécole,
où nous avons appris sur la Société Mao Mao.
En bref, cette société a été créée
en Kenya pendant le règne noir du Mouvement UHURU qui a lutté
pour lindépendance Kenyane. Le Kenya, sous cette gouvernance
noire, a essayé de renverser non seulement les maîtres
blancs, mais aussi les colons blancs qui ont occupé les terres
Kenyanes et qui ont essayé de sintégrer dans la
société Kenyane comme les Africains blancs.
Bien quils opéraient sous un mouvement guérilla
quon décrit aujourdhui comme le terrorisme contre
les blancs au Kenya, les membres de la « Mao Mao » qui exécutaient
ces activités étaient considérés comme des
patriotes du Kenya.
Maintenant, de lautre côté du continent Africain,
un autre type de société « Mao Mao » est apparue,
avec le centre de développement communautaire « Firestone
» à Freetown. Le nom « Mao Mao » utilisé
par ce centre exprime la détermination et la volonté dun
groupe maltraité de jeunes daller dune existence
négative à une vie positive à travers le travail
désintéressé pour une meilleure société.
Comme la communauté de Firestone nous la montré,
construire une culture de paix est un processus graduel qui a besoin
de jeunes gens dévoués. Les jeunes comme ces anciens bandits
peuvent être une menace à la société, mais
si on leur donne les outils, léducation et lencouragement
nécessaires, ils peuvent également être un atout
pour la société à cause de leur empressement a
apprendre, leur habilité à sadapter aux nouvelles
idées, leur optimisme et élasticité face aux dangers.
Les conférences telles que celles dont jai eu le privilège
dassister à Freetown aident les jeunes à jouer un
rôle plus important dans la société. Les jeunes
sont les ingrédients de base du développement, non seulement
dans le sens général mais aussi dans le sens de la construction
des nations qui a fait tant de choses pour les pays du tiers-monde.
-Sallay Bayoh, une réfugié
léonaise & membre du REFMAP-Conakry
Le REFMAP-Guéckédou
Resoudre des Conflits au Marché
Le 17 mars 2004 des femmes commerçants de la Guinée
sont revenues d'un voyage à Monrovia pour acheter des marchandises.
Le voyage, qui devait être une source de revenue, a plutôt
été une source de conflit. Les femmes se sont plaintes
à la Commune urbaine de Guéckédou (la mairie)
ainsi quà l'antenne du REFMAP de Guéckédou,
qu'elles ont été victimes dexactions à
Monrovia. Pendant qu'elles étaient au marché, des agents
de la securité leur ont reclamé à chacune 1.000
dollars libériens (environs 30 dollars US, ou 100.000 FG) après
avoir présentées tous leurs documents d'identification.
Selon les explications de l'Ambassade de la Guinée à
Monrovia, la cause de ce paiement est pour tous commerçants
étrangers qui viendrait faire des achats sur le sol libérien
et pour la protection en cas de difficultés.
Entretemps, le 24 mars 2004 trois femmes léonaises qui avaient
quittés Koindou en Sierra Léone pour faire des achats
au marché de Guéckédou. Là-bas, quelques
agents de la securité guinéenne leur ont réclamé
10.000 FG chacune pour n'avoir pas présenté les tickets
d'împot de la Guinée et leurs cartes d'identité.
Le Secrétaire permanent de lantenne du REFMAP avait trouvé
ces femmes se lamentant à la gare routière de Guéckédou.
Elles promettaient dinformer leurs agents d'attendre toutes
les femmes guinéennes qui iront faire des achats chez elles,
de leur soustraire la même somme, même si elles présentaient
des papiers d'identification.
Actuellement, par rapport à ces deux évènements,
l'antenne de la préfecture de Guéckédou est en
train de sensibiliser des femmes commerçantes de se défaire
de cette tension de règlement de compte tant contre leurs homologues
libériennes que celles léonaises. La coordination nationale
du REFMAP également a organisé une série des
formations trans-frontalières sur les droits légaux
des femmes ainsi que la résolution des conflits pour essayer
de prévenir de tels évènements et aussi équiper
des femmes d'informations dont elles ont besoin pour se défendre
dans tels situations.
--Mariame Bayo Kamano, et REFMAP-Guéckédou,
et April Thompson, REFMAP-Conakry
VIOL
SUR LA VIE
Ho Dieu, pourquoi je suis violé pourtant je veux aussi vivre.
Est-ce que parce que je suis enfant, parce que je nai pas la
même taille que les grands, parce que je ne suis pas fort, ou
parce que je ne peux pas me défendre?
Ma vie est violée, mon esprit, mon coeur, ma chair, peut-être
sauf mon âme qui peut se reposer chez Dieu! Ho Dieu!
Et pourtant jai aussi mes droits. Droit de protection, droit
daller à lécole. droit de liberté
dexpression, droit de vivre en société et en paix.
Je suis innocent dans vos conflits de guerre. Je ne dois pas aller
sur les champs de bataille, ho Dieu!
Je suis innocent.
--Groupe
Scolaire Tout pousse de Boiro Lola RG Philippe Doualamou |

Déclaration sur les violences faites aux femmes le 28 septembre 2009
Violences du 28 septembre 2009 en Guinée : Les femmes se mobilisent


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