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VOIX DE LA PAIX
Le journal en-ligne du REFMAP: Les histoires, les témoignages, la poésie, et l’art du terrain

 




Arrêté par un policier? Connaissez vos droits.
En allant chez un de vos amis, vous vous êtes perdu dans une des rues de Conakry. Tout à coup, un policier en uniforme vous arrête et vous demande votre carte d’identité. Il dit que la zone est interdite et, en passant par là, vous avez commis une infraction pour laquelle vous devez payer. Vous répondez que vous vous êtes perdu, et vous n’avez pas vu le panneau interdisant le passage, et que vous voudriez savoir le code pénal à propos de cette infraction. Il vous menace de vous inculper de résistance à l’autorité, et augmente l’amende de 50.000 à 100.000 Fg. Un peu soupçonnant, vous demandez son numéro d’immatricule. Il refuse, et menace de vous mettre en prison pour insubordination. Vous ne voulez pas être plus en retard, et vous accepter de payer la somme de 100.000, et continuez votre chemin, énervé par cet incident mais content qu’elle ne se soit pas intensifiée davantage.

Ce type d’incident n’arrive pas qu’aux étrangers, les populations Guinéennes sont aussi victimes, surtout dans la capitale. Ce genre d’incident ne fait que vider les poches de citoyens pauvres souvent innocents des infractions dont on les accuse.

Les étrangers sont souvent les cibles privilégiées de telles tactiques, ce qui retarde le développement de tourisme en Guinée. Or l’industrie touristique peut apporter beaucoup plus d’avantages que les petites sommes exigées par certaines autorités qui se sont éloignées de leur mandat de protéger et servir la population.

Bien que souvent, les policiers utilisent la fatigue et la peur pour vous intimider, céder à de telles demandes ne fait qu’encourager et légitimer ce genre de comportement.

Les citoyens doivent savoir qu’ils ont le droit de demander l’identité du policier, surtout s’il n’est pas en uniforme. Une infraction majeure doit être mise devant la justice et ne doit pas se régler dans les rues. En cas d’infraction simple, par exemple une violation du code de la route, le policier doit fournir un reçu pour l’amende payée.

Si vous pensez avoir été maltraité ou inculpé à tort, vous devez aller directement au Commissariat de Police ou à l’Escadron de Gendarmerie la plus proche. S’il y a des témoins, demandez-leur de vous accompagner pour faire une attestation. Si vous pensez toujours que justice n’a pas été rendue, vous pouvez aller à l’Etat Major de la Gendarmerie dans la Commune de Kaloum.

Les citoyens ont non seulement droit à un traitement juste conformément à la loi en vigueur, mais aussi ils ont la responsabilité de connaître et exercer leurs droits. Les policiers ont besoin d’être formés en techniques de résolution de conflits et d’être bien informés sur les droits des citoyens et la loi. Le salaire des policiers doit être rehaussé (certains ne gagnent que 30.000 Fg par mois) afin d’enrayer la corruption.
-- April Thompson

 

Pratiques de Résolution des Conflits
Dans la préfecture de Faranah, les techniques traditionnelles de résolution des conflits sont les mêmes au niveau des trois groupes ethniques qui composent en majorité la population de Faranah : Sankaranka, Dialonka et Kouranko. Chacun des groupes pratique le système de l’arbre à palabre. Tout le processus de négociation, de sensibilisation et de médiation comme stratégie appropriée y est utilisé pour dissiper toutes les situations conflictuelles.

La prise de contact avec les personnes ressources se fait de la base au sommet. On implique les familles en conflit, les chefs villageois et religieux et les communicateurs traditionnels
à travers les causeries villageoises ou parfois en chantant des chansons d’apaisement de la colère des uns et des autres.

A Faranah, comme dans plusieurs préfectures, les sources primaires des conflits comprennent le divorce, l’abus de pouvoir, les criminalités (vol, viol), l’adultère, et les conflits domaniaux, confessionnels, économiques et sociaux. Pendant la période de mai à juillet 2004 seulement, l’antenne du REFMAP de Faranah a géré plus de 30 conflits dans les collectivités rurales et dans la commune urbaine.
-- L’antenne du REFMAP de Farana
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A Macenta, une méthode traditionnelle de résoudre un conflit entre deux femmes est de prendre leurs pagnes et les laisser jusqu’à ce qu’elles puissent s’entendre !
-- L’antenne du REFMAP de Macenta





 


 


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